Santé / Dans l’univers des services de pédiatrie des CHU d’Abidjan

Écrit par  Abou Traoré
Publié dans Société
mardi, 16 janvier 2018 00:00
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le difficile combat pour la vie des bébés prématurés

Le traumatisme des parents

Epuisement physique, psychologique et financier des parents. Avoir un bébé prématuré, est un véritable combat. Tous les jours, sans relâche, il faut aller au front pour leur survie dans les couloirs des unités de néonatalogie des Centres hospitaliers universitaires (Chu), ou encore faire face au regard de l’autre à la maison. Pendant une semaine, nous avons côtoyé, parents, médecins et ONG pour percer les réalités de cet univers cloisonné, médicalisé, où on se sent comme dans une bulle. Reportage.

Lundi 15 janvier 2018, il est 12h 10 lorsque nous arrivons à l’entrée du pavillon des prématurés du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Cocody , logé au 5ème étage de l’immeuble principal. Dans l’allée qui conduit aux chambres des prématurés, des mamans, assises à même le sol, certaines couchées sur des morceaux de pagne, les visages renfrognés, rongés par la fatigue et l’anxiété. Un silence lourd témoigne des réalités du lieu. « Il n’y a plus de place ici au Chu de Cocody, ni à celui de Yopougon encore moins de Treichville. Il n’y a également pas de couveuse non plus. Si vous voulez une place, orientez- vous vers un centre de santé privé. Voici la liste des centres de santé au mur. Choisissez un numéro et appelez-les pour y envoyer votre cas. Ici, il n’y a plus de place », confie l’assistante sociale qui nous reçoit.

Non satisfait de sa réponse nous nous tournons vers le bureau des surveillants contigus aux salles des prématurés. Là encore, on nous fait savoir l’indisponibilité d’espace pour recevoir un enfant de plus. « La réalité, c’est que nous n’avons plus de couveuses disponibles. Sinon les services sont gratuits, tout comme la couveuse, mais il n’y en a plus. Le Chu est un hôpital public. Le service est gratuit, mais ce sont les médicaments qu’on utilise pour le traitement de l’enfant qui sont payants », expliquent les médecins de surveillance. En sortant du bureau nous risquons un œil dans une salle d’hospitalisation. Le spectacle est difficile à soutenir. Volume de la tête important ou disproportionné par rapport à celui du corps. Membres grêles. Peau fine et démunie de pannicule adipeux sous-cutané. Lignes plantaires peu marquées. Cils et ongles courts, cheveux fins, soyeux. Oreilles molles, sans relief…

Telles sont entre autres, quelques caractéristiques communes aux enfants que nous avons pu constater à travers les couveuses. Nous engageons la conversation avec une mère à l’entrée du pavillon. « Nous sommes là depuis une semaine, ma sœur et moi. Nous avons pu avoir une couveuse, mais il a fallu qu’on attende une journée pour qu’on libère un enfant et qu’on ait une place », explique Namizata venue d’Anyama avec sa sœur et leur prématuré.

C’est à travers les hublots de la couveuse, qu’elle admire au quotidien son enfant. « C’est difficile, je dors dans l’allée du Chu. C’est ma sœur qui reste auprès du bébé, car il n’y a plus de place dans la chambre pour nous deux. C’est moi qui vais chercher la nourriture et payer les médicaments. Nous sommes vraiment fatiguées.», confie la jeune dame, le visage tiré. La mère de l’enfant qui nous rejoint, entre deux soupirs lâche, en prenant le paquet de médicaments que lui tend sa sœur. « Chaque jour, je prie pour qu’il reste en vie. La vie appartient à Dieu », nous lâche-t-elle espérant sortir très bientôt de l’hôpital son enfant dans les mains. Comme elle, des dizaines de mères d’enfants prématurés luttent au quotidien pour la vie de leur progéniture dans les Chu et centres de santé à travers la Côte d’Ivoire.

Selon les statistiques, ce sont 35.000 prématurés qui naissent chaque année en Côte d’Ivoire. Avec un taux de 14% de naissances de prématurés. Selon des pédiatres, « une grossesse normale dure 40 semaines et demie. Ainsi, tout enfant né avant 37 semaines d’aménorrhée ou SA, c’est-à-dire le nombre de semaines par rapport à la date du premier jour des dernières règles, est dit prématuré. Mais son pronostic en terme de survie est étroitement lié à son degré de prématurité. La viabilité n’est possible qu’à partir de 24-25 semaines d’aménorrhée ».

Sur le plan médical, il faut distinguer le groupe des grands prématurés dits de moins de 32 SA, pour lesquels les risques de complications et de séquelles sont grands (notamment ceux de moins de 27 SA), du groupe des prématurés moyens de plus de 32 SA, d’évolution souvent favorable. Selon les médecins ivoiriens, en dessous d'un poids de 500 grammes et de 22 semaines de grossesse, la survie du nouveau-né est compromise. Et plus la prématurité est grande, plus le risque de séquelles est important.

« Avec un poids compris entre 500 g et moins de 2kg, les prématurés sont des êtres très petits. Ils naissent très fragiles avec toutes les insuffisances qu’on peut imaginer. Que ce soit au niveau du cœur comme du poumon. Et ces êtres doivent s’adapter à notre monde extérieur. Malheureusement, ce sont des êtres qui vont décéder, notamment ceux qui ont moins d'un kilo. Ailleurs, on peut les sauver jusqu’à 500 g, mais ici nous avons du mal à tenir avec un kilo », explique Dr Lassina Cissé, de l’institut des enfants prématurés du Chu de Treichville dans un entretien à la télévision ivoirienne (Rti). 

Les résultats d’une récente étude intitulée ‘’Mortalité et morbidité des nouveau-nés prématurés au CHU de Treichville (Abidjan)’’ révèlent que le nombre de décès est très élevé chez les prématurés et surtout chez les grands (nés avant 28 semaines). Il est compris entre 80 et 100%. A en croire cette étude, l'incidence de la prématurité est de 31,35%. Sur 100 prématurés régulièrement suivis, nous avons enregistré un taux de mortalité de 49%. Les principaux facteurs étant le petit poids de naissance, l'âge gestationnel ; quant aux étiologies (ou étiopathogénie, est l'étude des causes et des facteurs d'une maladie), elles sont dominées par les détresses respiratoires (40,81%), les infections et la souffrance cérébrale (12,25%). La période néonatale précoce comporte le plus fort taux de mortalité : 87,75% de décès.

Les actions prioritaires visant à réduire cette mortalité passent par la maîtrise du risque infectieux, la prise en charge correcte des grossesses, de l'accouchement et la réanimation néonatale. Il y a quelques années, une étude révélait qu’à l'unité de néonatalogie du Centre Hospitalier Universitaire de Treichville, « La majorité des décès était observée dans les vingt-quatre premières heures suivant l’admission du prématuré. La mortalité néonatale précoce était élevée (93.8 %). La première cause de décès était la détresse respiratoire », peut-on lire dans le document. La réalité commune aux Chu d’Abidjan, selon les médecins rencontrés, est l’insuffisance de couveuses pour faire face à la demande sans cesse grandissante.

« Aujourd’hui, on assiste à une pénurie de couveuses dans nos centres de santé. Donc on fait avec les moyens de bord. Souvent, on oriente des parents vers des cliniques privées ou les ONG de prise en charge », confie une infirmière du Chu de Cocody. Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a urgence à faire face à la situation des enfants nés avant terme.

« Environ 1 million de nourrissons prématurés meurent chaque année. Ceux qui survivent peuvent souffrir d’incapacités à vie sur le plan physique, neurologique ou sur celui de l’apprentissage, ce qui entraîne souvent des dépenses très élevées pour les familles et la société. On estime que trois-quarts de ces enfants prématurés pourraient survivre s’ils avaient accès à des soins peu coûteux et à l’efficacité avérée : chaleur, aide à l’allaitement au sein et soins de base pour les infections et les difficultés respiratoires. Bien qu’on observe des naissances prématurées aussi dans les pays à revenu élevé, l’accès à ces interventions fait que près de 9 nourrissons prématurés sur 10 survivent dans ce contexte, environ 1 sur 10 dans les pays à faible revenu », diagnostique l’OMS.

Bon nombre de survivants souffrent d’une incapacité à vie, notamment en matière d’apprentissage, et de troubles visuels et auditifs. À l’échelle mondiale, la prématurité est la première cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans. Dans presque tous les pays disposant de données fiables, les taux de naissances prématurées sont en hausse. Les taux de survie présentent des inégalités frappantes d’un pays à l’autre. Dans les pays à faible revenu, la moitié des bébés nés à 32 semaines (2 mois trop tôt) décèdent en raison d’un manque de soins réalisables et abordables comme le maintien au chaud, l’allaitement et les soins de base pour traiter les infections et les problèmes respiratoires.

Dans les pays à revenu élevé, la quasi-totalité de ces bébés survivent. L'utilisation insuffisante de la technologie dans les milieux à revenu intermédiaire entraîne un plus grand nombre d'incapacités chez les bébés prématurés qui survivent à la période néonatale. L’insuffisance de couveuses dans les centres hospitaliers universitaires d’Abidjan a conduit, il y a quelques mois, des jeunes gens à travers l’opération "Couveuses gang", à lever des fonds sur les réseaux sociaux pour venir au secours des enfants prématurés dans le besoin.

« La Couveuse GANG, a néanmoins fait un état des lieux en se renseignant sur ce défaut de couveuses et il s'avère que nos Chu en manqueraient. Sans se poser de questions, ces hommes et ces femmes, issus de tous les milieux de la société ivoirienne ont mis en place un groupe afin de lever des fonds et acheter des couveuses à offrir à nos CHU. On ne va plus attendre la providence. Ce qui nous importe, c'est de faire notre part et avec notre cœur. On ne peut pas prétendre être ivoiriens et assister à une défaillance de moyens à mettre en place pour aider les mamans à donner la vie dans de bonnes conditions. L'objectif à atteindre est de récolter trois millions de francs cfa d'ici le 25 décembre et de faire déjà un don de couveuse dans un grand ensemble hospitalier de la capitale », ont expliqué les initiateurs.

"J’ai failli abandonner mon enfant au Chu "

Avoir un prématuré sous les bras en Côte d’Ivoire est synonyme d’épuisement physique, psychologique et financiers des parents qui sont souvent dévoués à leur rôle de parent, mais qui oublient leurs propres besoins. En effet, la naissance d’un enfant prématuré est le début du calvaire des parents. Pour ces fragiles nourrissons, le parcours diffère du schéma classique et varie selon leur âge : les grands prématurés sont pris en charge dans une unité de soins intensifs spécialisée et le prématuré dit moyen, sans détresse vitale, dans un service de pédiatrie néonatale.

L’accueil en salle de naissance doit être préparé : très frileux, le nourrisson sera réchauffé et mis en incubateur, particulièrement surveillé. Au traumatisme de sa séparation du milieu ambiant qui fut le sien pendant quelques mois, d’avec le ventre de sa mère, s’ajoute pour lui l’entrée dans un univers médicalisé : maintien en couveuse, bilans sanguins ou perfusions, unité de réanimation néonatale si nécessaire. Le contact maternel s’effectue le plus souvent au travers d’un hublot, en temps limité, les bras recouverts de gants stériles.

« Quand on a admis mon nouveau-né il y a un an au service des prématurés, j’ai failli fuir pour le laisser là-bas. A cause des dépenses à n’en point finir. Chaque jour c’étaient des examens à faire. Chaque jour les médecins découvrent de nouvelles maladies. J’ai été obligé de m’endetter pour pouvoir le soigner. Sa naissance m’a vraiment coûté cher. C’est pourquoi j’insiste désormais sur le suivi de grossesse de ma femme pour ne plus tomber dans cette situation pareille », nous raconte M. Ouattara qui a dû déménager de Dabou pour rester auprès de sa femme au Chu de Cocody.

La prématurité constitue pour les familles concernées une source de multiples problèmes, depuis la période de gestation jusqu'à l'accouchement. Certains bébés sortent de l’hôpital à 35 semaines tandis que d’autres y resteront au‑delà des 40 semaines. Le plus souvent, après l’accouchement, le bébé prématuré reste en couveuse environ une semaine. Pesé tous les matins, la décision de le mettre en service de néonatalité, dans un simple berceau, (en boxe séparée, afin d’éviter les risques de contagion) est prise en fonction de sa courbe de poids.

Là, on continuera de lui donner des compléments alimentaires, associés au lait, afin de favoriser sa croissance. Ce n’est que lorsque le petit aura atteint deux kilos qu’il sera autorisé à rentrer à la maison. Pour les « très grands prématurés » (c'est-à-dire les bébés nés avant 6 mois de grossesse), les durées de séjour à l’hôpital sont allongées : il se compte plus en termes de semaines que de jours. Faible poids, système immunitaire immature, système digestif et système respiratoire non-fonctionnels, thermorégulation défaillantes,…

Les grands prématurés sont très fragiles et doivent rester plus longtemps que les autres à l’hôpital. En outre, la technologie moderne soit n’est pas disponible, soit ne peut pas être utilisée correctement, souvent à cause d’une pénurie de personnel qualifié. Les couveuses, par exemple, là où elles existent, sont souvent en nombre insuffisant pour répondre aux besoins locaux ou ne sont pas nettoyées correctement. L’achat de l’équipement et des pièces de rechange, l’entretien et les réparations sont difficiles et coûteux ; l’approvisionnement en énergie est irrégulier, et l’équipement ne fonctionne pas correctement. Dans de telles conditions, il est difficile d’assurer les soins que requièrent les prématurés et les nouveau-nés de faible poids : les cas d’hypothermie et d’infections nosocomiales (infection contractée lors d'un séjour dans un établissement de santé) sont fréquents, et aggravent les mauvaises issues de grossesses qui se sont achevées par une naissance prématurée.

Certains parents de prématurés ont avoué dépenser en moyenne plus de dix mille (10.000) francs cfa par jour auprès de leurs enfants. Alors que les animateurs des unités de néonatalité des trois Chu de Cocody, Treichville et Yopougon contactés, ont mis en avant la gratuité des soins de 0 à 5 ans décidée par le Gouvernement et qui serait appliquée.

Kangourou, le sauveur

Selon des médecins, près de deux décennies d’expérience et de recherches ont permis de constater que les soins « kangourou » sont plus qu’une solution de remplacement pour les soins en couveuse. Cette méthode s’est avérée efficace pour la protection thermique, l’allaitement au sein, l’établissement de liens affectifs, et ce, indépendamment du milieu, du poids, de l’âge gestationnel et des conditions cliniques. En effet, pour réduire ces coûts, la fondation Mamie Fêtai se veut une promotrice de cette méthode en Côte d’Ivoire.

Dans son programme d’activité, elle partage régulièrement des gaines aux mères de prématurés. « La méthode kangourou, c’est la méthode "peau à peau". L’enfant ne doit pas être habillé. Il doit être torse nu, porter juste une couche, des chaussons et un bonnet pour protéger la tête du bébé. L’enfant est blotti au corps de la mère, les mains sur les seins, les pieds sous les seins de la maman, et une gaine ou un pagne pour mieux le soutenir. Pour plus de précautions, nous conseillons des gaines  qui sont plus solides et ça réchauffe. Le but c’est de réchauffer l’enfant qui n’a pas fini de grandir dans le ventre de sa maman. Ce qui est recherché c’est la chaleur et l’affection entre la mère et l’enfant », a expliqué au Micro de la Rti , Marie Thérèse Kouamé, la directrice de la fondation Mamie Fêtai.

Les bébés prématurés ayant bénéficié de soins peau contre peau ou méthode kangourou sont en meilleure santé une fois adultes que ceux placés en couveuse, selon une étude.  « La méthode kangourou ne coûte pas chère. Et elle réduit de 40 % les risques de mortalité des enfants », explique Dr Touré. Selon lui, cette méthode est très efficace et facile à appliquer. Elle contribue à la bonne santé et au bien-être des prématurés et des nourrissons nés à terme. Garder un bébé né prématurément contre son torse ou sa poitrine en continu, peau contre peau, pour le maintenir au chaud, tout en l'allaitant naturellement : tels sont les grands principes de la méthode dite "Kangourou".

Née il y a 20 ans en Colombie pour pallier le manque de couveuses dans les hôpitaux, elle est toujours appliquée tant elle a fait ses preuves. Dans les pays en voie de développement notamment, elle réduit le taux de mortalité de nourrissons et la durée d'hospitalisation, et prévient les infections. Selon une étude parue dans la revue "Pediatrics" , « Plus des trois-quarts des bébés prématurés peuvent être sauvés si on leur prodigue des soins efficaces et peu onéreux – par exemple des injections de stéroïdes anténatales (pour les mères qui ont des contractions prématurées dans le but de renforcer le développement pulmonaire du fœtus), la « méthode kangourou » (lorsque l’enfant bénéficie d’un contact peau à peau sur la poitrine de sa mère qui l’allaite fréquemment) et des antibiotiques pour combattre les infections du nouveau-né. Par exemple, on a montré que la continuité des soins obstétricaux là où il existe des services obstétricaux efficaces diminue la prématurité d’environ 24% », propose comme solution la revue scientifique.

Un bébé pas comme les autres

Les pédiatres soulignent néanmoins que le fait que les enfants naissent de façon prématurée n’est pas sans conséquence pour ces derniers. Ils sont exposés par exemple à l’hypothermie, à l’hypoglycémie, aux infections, aux hémorragies cérébrales, à l’ictère, aux difficultés d’apprentissage, etc. Mais, le retour à la maison est loin d’être facile pour le bébé prématuré et ses parents. En effet, les parents de bébés prématurés vivent un véritable traumatisme autant à la naissance, qu’au retour chez eux après l'hospitalisation.

« Après l’hôpital, l’autre difficulté pour les parents, c’est l’accueil des proches et voisins à la maison. Il faut faire face au regard de l’autre avec cet être pas comme les autres », explique le psychologue Abou Bakary Sidick. Selon lui, le regard de l’autre amène certains parents à cacher leur enfant. « Toute chose qui joue malheureusement sur la croissance de ces enfants qui ont besoin d’affection tout le long de leur vie. En Europe, il y a des psychologues, et même des associations pour suivre ces enfants et leurs parents afin d’amortir ce choc, mais chez nous, du fait de la faiblesse de nos pouvoirs d’achat, on n’y pense pas », explique le psychologue. Ainsi, selon lui, les parents doivent aussi se préparer au retour à la maison avec leur bébé puisque c’est une autre étape de la vie qui commence à ce moment‑là.

« Les parents ont appris à prendre soin de leur bébé en néonatalogie et souvent avec l’aide du personnel. Mais maintenant, ils doivent se faire entièrement confiance pour prendre seuls la relève. C’est un stress important pour eux, d’autant plus qu’ils doivent aussi préparer les autres enfants de la maisonnée à l’arrivée de leur frère ou de leur sœur attendu depuis si longtemps. Dans l’adaptation, il est normal que les parents craignent que le bébé arrête de respirer, qu’il ne prenne pas suffisamment de poids, qu’il soit inconsolable, qu’il contracte une infection ou que la responsabilité d’un tel bébé et la gestion au quotidien soient trop grandes pour les capacités des parents », indique le psychologue.

En effet, les naissances prématurées sont très souvent l'aboutissement de grossesses pathologiques ou à risque qui, malgré les multiples précautions et thérapeutiques appliquées, n'ont pu être contrôlées. Classiquement, lors de l'accouchement, le nouveau-né prématuré est l'objet de précautions particulières : nécessité de la présence d'un pédiatre et d'un réanimateur, assistance respiratoire, nécessité d'une couveuse portable pour la lutte contre le froid dans l'attente du transfert en urgence dans une unité spécialisée, oxygénothérapie, administration de surfactant exogène en Europe, correction des troubles métaboliques et hydroélectrolytiques, alimentation précoce sont autant de mesures indispensables à mettre en œuvre.

De nombreux examens paracliniques sont nécessaires pour évaluer les besoins du prématuré. Toute chose qui constitue des sources d'angoisse pour les parents et de marginalisation pour l'enfant. Les soins que requièrent ces nouveau-nés deviennent par conséquent un fardeau pour les systèmes de santé et les systèmes sociaux. Le 23 décembre 2017, la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Raymonde Goudou Coffie, a rendu, visite aux enfants internés à l’unité d’oncologie pédiatrique du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville, afin de leur apporter de l’espoir et le soutien du gouvernement à la veille de la fête de Noël.

Elle a également apporté le même message d’espoir aux enfants hospitalisés au service de pédiatrie dont les prématurés de l’unité de néo-natalité. « On a vu beaucoup de bonheur dans les yeux des enfants et ça fait beaucoup de bien », a commenté la ministre de la Santé, réitérant l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts en vue de doter le pays de structures, d’unités et de services mieux équipés pour une meilleure prise en charge des enfants.

Abou Traoré

Lu 187 fois Dernière modification le mardi, 16 janvier 2018 21:37
Connectez-vous pour commenter

Trafic Routier

Trafic Routier : Amis automobilistes, pour cette reprise, Koumassi est la zone la plus embouteillée d'Abidjan-Sud.
mardi 2 mai 2017 13:54

Amis automobilistes, pour cette reprise, Koumassi est la zone la plus embouteillée d'Abidjan-Sud. A éviter la zone du Camp commando qui...

Sur les Réseaux Sociaux

Nous Contacter

Address: 08 BP 3809 Abidjan 08

Tel: +(225) 22 44 10 32

Fax: +(225) 22 44 10 34

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site Web: http://www.lesursaut.ci