DROITS DES ENFANTS: Les femmes d’Abobo donnent leurs recettes pour mettre fin au fléau des « enfants microbes »

Publié dans Société
jeudi, 07 décembre 2017 00:00
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Le Réseau Ouest africain pour l’édification de la paix (Wanep) a organisé ce mercredi 06 décembre un atelier d’échanges avec 30 femmes venant des groupements et organisations de femmes de la commune d’Abobo et Deux organisations de la Société Civile à savoir l’ONG INDIGO et la POSCA (Plateforme des Organisations de la Société Civile d’Abobo)  pour leur implication dans la résolution du fléau des enfants en conflit avec la loi dit « enfants microbes ».

« L’objectif général de cet atelier est de contribuer à la résolution durable du fléau des enfants en conflit avec la loi dits « microbes » par l’implication des femmes de la commune d’Abobo. De manière spécifique, il s’agit de faire avec les femmes, l’Etat des lieux sur la situation sécuritaire engendrée par les activités des « enfants en conflit avec la loi » à Abobo, d’échanger avec les femmes pour comprendre les causes du fléau ; de susciter des propositions de solution de la part des femmes vivant à Abobo », a expliqué Madame Kamara Mylène Epse Soro, Coordinatrice Nationale de WANEP-CI. Selon elle, depuis quelques années, la Côte d’Ivoire est confrontée à un fléau qui met à mal la sécurité de la population. En effet des mineurs armés d’armes blanches venant des différentes communes d’Abidjan s’attaquent à la population faisant de nombreuses victimes.

Cette rencontre a été riche en enseignements. Car elle a vu la présence de Mme Koné Massendjé épouse Cissé, présidente de l’Ong (vivre ensemble) qui s’occuper des enfants, particulièrement ceux de la rue, appelés les microbes à Abobo. « Je me débrouille pour leur venir en aide. A ce sujet, je demande à la population ivoirienne de me venir en aide. Ces enfants ont besoin de rééducation car, ils peuvent servir le pays à la longue. Ils ne doivent pas être délaissés, car ils peuvent devenir plus dangereux. Souvent je leur achète des vêtements, les envoie dans les toilettes publics pour qu’ils deviennent propres. C’est ce que je fais pour eux et c’est ce qui m’a valu le nom de maman microbes. Je les approche et m’occupe d’eux, selon mes moyens. Je les aime comme mes enfants, mais je suis limité dans ma volonté de les aider. Ces enfants sont mes bébés. Je ne suis pas pour leur mort mais pour leur rééducation. Nous devons détruire en eux cette volonté de faire du mal, car ils peuvent encore servir et la Côte d’Ivoire peut tirer profit», a-t-elle conseillé.

Pour les autres femmes, ‘’ces enfants ont besoins d’amour pour changer de comportement’’. Le phénomène des enfants en conflit avec la loi dit « enfants microbes » prend de l’ampleur en touchant la quasi-totalité des communes d’Abidjan et même certaines localités de l’intérieur. Les autorités, la population et les organisations de la société civile essaient de trouver une issue à ce phénomène sans qu’une solution durable ait permis de restaurer la quiétude des populations. « Le WANEPCI, dont le mandat est la prévention et la gestion des conflits ne peut pas rester plus longtemps inactif face à cette situation. Pour apporter sa pierre à la résorption de ce phénomène, le WANEP-CI à travers son programme WIPNET (Programme des Femmes dans le Réseau d’édification de la paix) a décidé d’adopter une approche participative afin de mieux comprendre le phénomène et d’impliquer les populations (notamment les femmes) qui vivent ce problème au quotidien dans la recherche de solutions durables », expliquent les premiers responsables du Réseau.

L’identification des femmes invitée à cette activité a été faite avec l’aide de la « Case de la paix » d’Abobo qui est en contact permanent avec les femmes de cette commune dans le cadre de ses activités d’écoute et d’orientation des femmes victimes de violence. La Case de la paix  faut-il le préciser reçoit aussi des jeunes en difficulté qu’elle oriente. Deux organisations de la Société Civile à savoir l’ONG INDIGO et la POSCA (Plateforme des Organisations de la Société Civile d’Abobo) ainsi que 03 personnes travaillant sur la thématique à Abobo ont également été  impliquées. Ces organisations ont eu  pour rôle respectif la facilitation et l’animation des groupes de discussions.

ABOU TRAORE

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