Présentation du téléfilm ’’c’est la vie » Situation de la femme, viol, excision et calvaire des enfants vivant avec le VIH Sida dans toute leur laideur

Publié dans Société
mercredi, 06 décembre 2017 00:00
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Des témoignages poignants

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), en collaboration avec le Fond Français MUSKOKA a présenté ce lundi 04 décembre 2017  la Série Tv intitulée "C'est la vie"  à l'Institut Français  d'Abidjan. 

Santé, place de la femme, viol ou encore excision, tous ces thèmes, même lourds, sont abordés dans cette série panafricaine bien particulière tournée ces derniers mois. C’est la Vie, réalisée par le cinéaste sénégalais Moussa Sène Absa, a été tournée à Dakar, avec Marguerite Abouet à l’écriture et le Camerounais Emil Abossolo-Mbo à la direction des acteurs. C’est une série pleine d’humour, initiée par une ONG sénégalaise, le Réseau africain pour l’éducation, la santé et la citoyenneté, qui sensibilise sur les questions de santé de la femme et de l'enfant. Hommes et femmes, de tous âges et de toutes conditions, vont se questionner sur la mise en œuvre d’une politique de santé efficace. Le ton est humoristique, sans pour autant gommer les aspects dramatiques et sensibles. Chaque épisode a son autonomie tout en s’intégrant dans la continuité générale. Le rythme est donné par les personnages principaux dont on suit tour à tour le quotidien.Bien avant, les invités ont assisté à  un panel autour de la problématique  infection VH et adolescence. Le panel animé par les adolescents  porteurs du virus, a été l’occasion de comprendre le drame vécu par ces derniers avec leurs parents.  Benito, élève de 20 ans, Sagesse, Miss Andrea, Mama, mère d’un enfant séropositif, ont livré des témoignages poignants qui appellent à la prise de conscience individuelle et collective face à la pandémie du VIH Sida.  Certains ont perdus leurs parents  à leur enfance. Rejetés par les proches parents, sans soutiens et n’auront le salut qu’à travers des ONG.  « A la mort de ma mère, on m’a séparé des autres enfants pour dit-on pas que je les contamine. J’avais mal et je doutais de mon avenir. Le drame c’est que beaucoup ne sont pas informé sur la maladie »,  a témoigné un enfant séropositif. Et d’interpeller les bailleurs de fonds et ONG qui leur viennent en aide. « Chers bailleurs et responsables d’ONG sachez que notre avenir est entre vos mains. Aussi nous aimerions que vous nous facilitons le passage des services pédiatrie aux services adultes où on nous demande de débourser de l’argent alors que nous n’avons rien », plaide une adolescente.  Mama, pour sa part  expliqué à l’auditoire le mal être d’une mère d’un enfant vivant avec le VIH/Sida. « La douleur est grande. En tant que parent, nous souffrons énormément », relève cette dame qui a perdu son mari, il y a 12 ans. Et de lancer cet appel : « Il faut que la société les accepte car ils n’ont pas demandé à naître ainsi ».  A l’occasion, il y a eu la présentation du téléfilm du Centre solidarité action sociale  (SAS) qui  présente le passage de génération d’adolescent à l’âge adulte. Un passage de témoins dans lequel les enfants vivants avec le VIH témoignent leur foi en l’avenir. Et lèvent toute équivoque sur le fait qu’on peut vivre aussi longtemps que possible avec le VIH. Plantant le décor, Dr Philippes de l’institut recherche VIH, a expliqué que les adolescents sont la tranche d’âge la plus touchée par la pandémie du VIH Sida. Et que 80 % des enfants infectés meurent avant l’âge de 5 ans. Pour la représentante de l’Onusida, vivre avec le ‘’VIH est  difficile dans les pays en développement. Et les jeunes filles de 15 à 19 ans, tout comme les adolescentes de 20 à 24 ans sont les tranches d’âges les plus vulnérables ».  Face à cette situation, elle préconise l’éducation pour la prévention. Selon, elle les Etats ont décidé d’affecter le ¼ des financements à la prévention. Et que cette politique vise à réduire de 100 000 le nombre d’infection d’ici 2020. Pour la représentante du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) (Unfpa),  Mme Marie Souli, au regard de l’importance de la jeunesse dans le développent de l’Afrique, il urge  pour celle-ci d’être éduquée, en bonne santé afin d’être le moteur du changement. Elle s’est réjouie de ce fait, de la mobilisation autour du dividende démographique. Pour elle, ‘’le temps est à l’action ». Toutefois, elle appelle les jeunes à plus de responsabilité. Le gouvernement ivoirien va investir 21 milliards de F CFA de 2018 à 2020 pour réduire le taux d’infection de 2,6 à 1 %. L’annonce a été faite par le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, à l’ouverture de la 19e Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA), ce lundi 4 décembre au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan. Le président a indiqué que VIH/Sida est une problématique d’actualité en raison de son impact social négatif. Aussi, est-il est revenu sur les efforts consentis par son pays pour endiguer la pandémie. La contribution de la Côte d’Ivoire de 2013 à 2017 a été de 32 milliards de F CFA, a soutenu le président Ouattara. « Notre pays a été l’un des premiers en Afrique à s’être courageusement et résolument engagé contre le Sida. Dès 1987 par le développement d’une politique nationale de traitement des maladies opportunistes tuberculose, zona, hépatite. Et cette même année, la Côte d’Ivoire était l’un des quatre pays dans le monde à développer l’initiative ONUSIDA visant à améliorer l’accès aux médicaments par les personnes infectées »

A .TRAORE

Lu 122 fois
Connectez-vous pour commenter

Trafic Routier

Trafic Routier : Amis automobilistes, pour cette reprise, Koumassi est la zone la plus embouteillée d'Abidjan-Sud.
mardi 2 mai 2017 13:54

Amis automobilistes, pour cette reprise, Koumassi est la zone la plus embouteillée d'Abidjan-Sud. A éviter la zone du Camp commando qui...

Sur les Réseaux Sociaux

Nous Contacter

Address: 08 BP 3809 Abidjan 08

Tel: +(225) 22 44 10 32

Fax: +(225) 22 44 10 34

Email: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Site Web: http://www.lesursaut.ci