Lutte contre le SIDA/ Mabingué NGOM, Directeur de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « L’argent ne fait pas le développement, mais plutôt les engagements politiques »

Publié dans Nation
jeudi, 07 décembre 2017 00:00
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Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), en collaboration avec le GBCHealth, et le réseau des jeunes africains (AfriYAN), a organisé, ce mercredi 06 décembre à Abidjan, une session satellite sur le thème du "leadership des jeunes dans la réponse au VIH/sida en Afrique, défis et perspectives". Et ce en présence de ministres, parlementaires, représentants d’institutions régionales et de la société civile ainsi que les associations de jeunes venus d’Afrique.

Cette session, en marge de la 19è Conférence internationale sur le sida et les IST en Afrique (ICASA 2017), avait pour objectif de  "mobiliser les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé autour de la question de l’intégration du VIH dans les services de santé de la reproduction pour la réalisation du dividende démographique en Afrique". « Cette rencontre a été une opportunité de  discuter des défis et enjeux fondamentaux liés à la prévention du VIH et au maintien de comportements sexuels sains par les adultes jeunes et âgés, essentiels, pour améliorer la santé de la population africaine et la capture du dividende démographique au niveau du continent", a expliqué M. Mabingué NGOM, Directeur de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre aux journalistes. « Le Sida continue d’être une menace pour la frange la plus active de la population qu’est la jeunesse. Et cela est un frein à la capture du dividende démographique. Nous avons une responsabilité historique pour faire arrêter le Sida qui est le frein le plus redoutable à la capture démographique », a poursuivi en substance M. Ngom.

Avant d’expliquer qu’en terme d’impacts, ‘’le Sida réduit de 10 à 30 % la main d’œuvre d’ici 2020, rompt la croissance économique, baisse la rentabilité des ménages et compromet la capture du dividende démographique’’. « Nous devons prendre des actions courageuses en matière de prévention et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH. Pour ce faire nous devons investir beaucoup dans des modèles plus équitables», propose le Directeur de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest. Il reste convaincu que beaucoup de choses  actuelles doivent changer pour avoir des progrès dans la lutte. Il propose entre autre de soutenir les plans de renforcement des capacités à tous les niveaux de la chaine. A cet effet, il a relevé les opportunités offertes par son institution à travers les projets SWEDD et le fonds Muskoka. Par ailleurs, il appelle à une prise de conscience afin la « bureaucratie et les conflits d’intérêt ne viennent altérer la progression des efforts » des partenaires engagés dans la lutte contre la pandémie.

Egalement, il reste convaincu en substance  que « « l’argent ne fait pas le développement, ce sont les politiques. Ce sont les engagements politiques, la mobilisation que nous avons reçus qui peuvent faire bouger les lignes. L’engagement des politiques, des leaders religieux, des parlementaires, des communautés, de jeunes, est porteur de beaucoup d’espoir. Et cela est plus important que les milliards». Pour Pape Harouna Traoré du Réseau des jeunes africains, contribuer au processus du dividende démographique ne peut se faire qu’à travers des engagements. « Il faut que nous nous engageons tous afin que cette génération et les générations futures ne soient affectées par le VIH », a –t-il plaidé. Par ailleurs, il a invité les jeunes à mettre beaucoup d’accent sur la communication autour de la prévention. Des représentants d’institutions régionales et de la société civile ont plaidé pour que les volontés affichées par les gouvernants dans les discours se traduisent en actes. Aussi ont-ils appelé de tout leur vœu à l’amélioration de la gouvernance sanitaire. « On ne peut pas dépendre  de l’aide étrangère à  80 % pour  nos besoins en santé », a déploré Alioun Sylla, paneliste. Pour la directrice de la santé, de la mère et de l’enfant, ‘’malgré les efforts, le VIH Sida est devenu une pandémie et les indicateurs sont peu reluisants avec 60 000 nouvelles infections d’enfants en Afrique de l’ouest et du centre dues à des rapports non protégés », a-t-elle déploré. Toutefois à l’en croire, on peut inverser la tendance en utilisant les nouvelles technologies de communication et d’information.

L'Afrique de l'Ouest et du Centre est à la traîne sur la majorité des indicateurs en matière de prévention du VIH". "La couverture en matière de thérapies antirétrovirales, vitales chez les enfants vivant avec le VIH dans la région, est la plus faible au monde", déplore encore le Fonds des Nations unies pour l'enfance. La situation est en effet alarmante chez les jeunes. Plus de 16.000 filles et garçons de 10 à 19 ans sont morts du sida ou de ses conséquences en 2016 en Afrique de l'Ouest et centrale, un chiffre en hausse de 35% par rapport à 2010, selon une estimation de l'Onusida publiée à l'occasion de la conférence d'Abidjan. Les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale comptent un quart du total mondial des enfants de 0 à 14 ans atteints par le virus du sida, mais 37% des décès (soit 43.000 morts), révèle aussi cette étude. Huit sur 10, soit 420 000 enfants, n'ont pas accès aux médicaments antirétroviraux.

ABOU TRAORE

Lu 129 fois Dernière modification le jeudi, 07 décembre 2017 11:24
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