Tengrela : 48 heures après les affrontements meurtriers : Le silence troublant du Gouvernement

Publié dans Politique
mardi, 26 décembre 2017 00:00
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Si l’on constate aujourd’hui qu’un calme précaire règne à Kanakoro, sous-préfecture située à 20 km de Tengréla, le spectacle était tout autre dans la journée du dimanche 24 décembre 2017.

En effet, Kanakoro a été le lieu d’un véritable champ de bataille opposant les habitants du quartier Karga et ceux de Falgoro. Une banale histoire relative au choix d’un site devant abrité la construction d’un collège moderne dans cette localité serait à l’origine de ses affrontements meurtriers. Armés de fusils calibres 12, de machettes, de gourdins, de flèches, de lances, d’armes blanches les populations de ces deux quartiers se sont livrés à des affrontements d’une rare violence occasionnant quatre morts sur le champ. La cinquième victime a succombé de ses blessures  au centre de santé de Kanakoro. Ce bilan pourrait s’alourdir parce que plusieurs autres blessés jugés être dans un état critique, ont été évacué d’urgence au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Tengrela pour y recevoir des soins plus appropriés. Le plus alarmant dans cette situation, c’est que 48 heures après ces tragiques évènements, aucun des ministres en charge des questions de l’administration du territoire, de la sécurité ou de la cohésion sociale ne s’est encore prononcé relativement à ce problème. L’on a logiquement le droit de se demander comment un projet de construction d’un collège qui est une institution sociale, apolitique et laïque peut-il occasionner cinq morts et plusieurs blessés ? Les contestations des populations de Karga seraient-elles légitimes ? Le quartier de Falgoro profiterait-il vraiment de toutes les infrastructures de développement de la région au détriment du Karga ? Voici une série de question auxquelles les membres du gouvernement se doivent au plus vite d’apporter des réponses claires. Les ministres concernés par ce dossier doivent également se rendre sur le terrain pour s’enquérir eux-mêmes de la  situation et explorer toutes les solutions de règlement de ce conflit intercommunautaire. Cette mission gouvernementale pourrait aussi être l’occasion d’apporter le réconfort de l’Etat et du gouvernement de Côte d’Ivoire aux populations, mais aussi de s’assurer qu’une procédure judiciaire soit très rapidement ouverte pour punir les auteurs de ces actes de barbaries. Manifestement incapable d’éviter ce bain de sang et de faire efficacement face à conflit intercommunautaire qui dure pourtant depuis des années, Monsieur Jean Baptiste Ayé Kouassi le sous-préfet, joint par la télévision nationale, a expliqué que « tout est parti d’une rumeur sur le début des travaux de construction du collège auxquels sont opposés les habitants de Karga qui se sentent lésés sur l’emplacement des infrastructures de Kanako. J’ai fait appel à la notabilité de Karga pour lui dire de ne pas faire partir les jeunes pour empêcher les travaux. Mais je n’ai pas été écouté et l’irréparable s’est produit avec le bilan que vous savez ». 

Minatienni Arnaud

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