Après le déchainement du gouvernement contre la Fesci Les Ivoiriens s’expliquent difficilement l’attentisme du pouvoir face au phénomène des ‘’enfants microbes’’.

Publié dans Politique
jeudi, 21 septembre 2017 00:00
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Nombreux sont les Ivoiriens qui ont été surpris de voir le dispositif déployé par le pouvoir d’Abidjan pour venir à bout des étudiants qui demandent la suppression des frais annexes exorbitants dans les lycées et collèges du pays. Des étudiants qui, soucieux de la situation économique des parents d’élèves anémiés qu’ils sont par la conjoncture économique difficile du pays, veulent mettre fin à une vaste escroquerie. En effet, depuis le lundi 11 septembre, jour de la rentée scolaire 2017-2018, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), par des marches de protestation, réclame le retour des sessions de remplacement aux examens à grand tirage et l’arrêt de ce qu’elle appelle « le racket, l’arnaque et l’escroquerie » à l’encontre des parents d’élèves. Un crime de lèse-autorité que le gouvernement n’entend point tolérer au motif ou sous prétexte que (c’est selon) le syndicat estudiantin n’est pas reconnu. Ou encore que le syndicalisme n’est pas autorisé à l’école. Il décrète donc la guerre contre Assi Fulgence Assi, secrétaire national de la Fesci et ‘‘sa bande’’ contre lesquels est engagée une poursuite judiciaire.

Des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs), du Groupement mobile d’intervention (Gmi), appuyés par le Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et la gendarmerie, sont postés à tous les carrefours, devant nombre de lycées et collèges aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. La mission : empêcher la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire d’organiser ses marches de protestation contre

« le racket, l’arnaque et l’escroquerie des parents d’élèves ». Pour peu que des étudiants se regroupent, un détachement arrive illico, armes au poing, des caisses de gaz lacrymogènes, des camions lanceurs d’eau. Des affidés en uniforme, plus excités que des nécrophiles au cimetière, au volant de véhicules de troupe foncent sur des étudiants, font pleuvoir des bombes lacrymogènes sur les quatre seules résidences universitaires réhabilitées (Riviera II, Cités rouge, Mermoz et le Campus) sur la douzaine à Abidjan, bastonnent étudiants et étudiantes sans défense, étourdis par les gaz lacrymogènes, en mettent aux arrêts pour des destinations inconnues. Patrouilles diurnes à travers les rues d’Abidjan pour disperser tout regroupement d’étudiants. Toute chose qui n’a pas manqué de susciter l’étonnement d’une donneuse de vie à la vue de l’impressionnant détachement envoyé lundi à la cité Mermoz de Cocody. « Ah, on a tout ça ici et puis gouvernement ne fait rien pour chasser microbes-là », s’écrie-t-elle dans un français approximatif. Comme elle, ils sont nombreux, les Ivoiriens à s’expliquer difficilement l’attentisme du pouvoir face au phénomène des ‘’enfants microbes’’.

Et ce, d’autant que des mômes et des ados agressent, tuent d’honnêtes citoyens pour leur arracher le fruit de leur labeur.

Des enfants - qu’on doit protéger contre la violence physique, psychologique ou émotionnelle - sont hélas, au nom d’intérêts mesquins, nourris à la sève de la violence par des mains obscures pour de basses besognes. Pendant que les Ivoiriens, excédés par leurs agissements, s’attendent à une réaction énergique et sur le long terme contre ce phénomène, on leur sert des opérations sporadiques qui font replier ces enfants dans leurs repaires d’où ils ressortent plus dangereux.

Pis, on les cajole par le qualificatif « d’enfants en conflit avec la loi » qui leur donne une sorte de blanc-seing pour accomplir leur ‘’travail’’ qui fait vivre leurs familles respectives pendant qu’ils en endeuillent d’autres. Une attitude du gouvernement que d’aucuns assimilent à une permissivité coupable et complice à peine voilée par des actions d’éclat fort médiatisées à forte odeur politique.

Il est grand temps que le gouvernement mette fin à la politique de l’autruche pour mener la bataille qui vaille : celle pour la sécurité des populations vivant en Côte d’Ivoire et de leurs biens. Heureusement aux dernières informations, le Gouvernement vient de lancer l’opération Epervier 3 avec 1500 agents des forces de l’ordre mobilisés dont 1000 policiers , 150 des forces armées de Côte d’Ivoire et 200 du Ccdo. Objectif : lutter contre le phénomène des enfants en conflits avec la loi, communément appelés ‘’Microbes’ et démanteler les gares anarchiques.

 

Vital KOUAMÉ

Lu 1001 fois Dernière modification le vendredi, 22 septembre 2017 14:43
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