Ecole gratuite La grosse arnaque !

Publié dans Politique
mercredi, 13 septembre 2017 00:00
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A qui profitent les nombreuses cotisations dans les écoles ? Combiens de FCFA sont engrangés chaque année dans les établissements scolaires ? Ces levées de fonds se justifient-elles ? En dehors de ceux qui sont dans le bois sacré (ministères, opérateurs de téléphonie mobile, chefs d’établissement, etc.), personne ne sait exactement combien sont engrangés par ces cotisations dans les établissements, ni leur destination.

Toute chose qui donnent de la légitimité aux actions menées depuis lundi par la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), même s’il faut dénoncer la manière. Depuis quelques années, les rentrées scolaires sont devenues une période où la quasi-totalité de tous les chefs d'Établissement (publics et privés), à visage découvert où par le canal de certaines Associations parallèles, s'adonnent à des pratiques peu recommandées, qui n'honorent pas l'École ivoirienne : escroquerie organisée et rentable que sont le paiement de frais parallèles. « Placée sous le signe de l'excellence avec pour Thème :

« Civisme et engagement de tous pour une école de qualité » l'année scolaire 2017-2018 bat le record de l'arnaque, du racket et de l'escroquerie et ce, d'un établissement à un autre, sous le regard coupable des autorités et de Madame la Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Au regard de ce constat, la Fesci, après avoir attiré l'attention des autorités compétentes et du ministère de tutelle, procède depuis ce lundi 11 septembre 2017 et jusqu'à nouvel ordre, à interrompre de façon pacifique les inscriptions dans tous les établissements coupables et complices de cette pratique », témoigne le secrétaire général de la Fesci. Ces manifestations mettent au jour la face hideuse de la politique de gratuité de l’école que ne cessent de promouvoir les tenants du pouvoir depuis des années. En effet, ils sont en effet nombreux, ces parents d’élèves qui dénoncent ces diverses poches de dépenses, contrairement aux instructions données par le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement technique. A chaque rentrée de classe, la facture est salée pour de nombreux parents d’élèves confrontés qu’ils sont  au paiement de frais parallèles. Après s’être acquittés des frais d’inscription en ligne, les parents sont contraints  de payer encore 30 000 FCFA et plus à l’école avant que l’enfant n’ait accès à sa classe. Ces frais varient d’un établissement à un autre. « L’Etat nous a mis dans des problèmes en orientant nos enfants ici. J’ai payé l’inscription en ligne. A l’école on me dit de payer 40 000 Fcfa pour que mon enfant ait accès aux cours.

Je pose la question à l’éducateur qui me répond simplement que c’est comme ça chez eux depuis des années », explique, amer, Koffi Gilbert rencontré dans un établissement privé d’Abobo Pk 18. A l’en croire, les frais d’inscription de l’école de son enfant varient de 35 000 Fcfa à 40 000 Fcfa sans compter les autres cotisations annexes. Plus loin, dans un autre collège privé d’Adjamé, les frais d’inscription sont de 25 000 Fcfa pour le premier cycle et 30 000 Fcfa pour le second cycle. Ces frais ne prennent pas en compte les frais d’examen, précisent les responsables de l’établissement. A la question de connaître la raison de ces frais parallèles propres à chaque établissement, un directeur d’étude qui a requis l’anonymat confie. « L’inscription en ligne c’est pour l’Etat. Et puis ces frais que nous fixons permettent de faire face à nos charges en attendant que les subventions de l’Etat n’arrivent ». Dans des établissements privés de Cocody et de Riviera les frais d’inscription coûtent des centaines de mille. A prendre ou à laisser.

Le journaliste émérite Silvère Konan résume au mieux la situation de l’école ivoirienne aujourd’hui. « On ne peut pas continuer à dire d'un côté que l'école est gratuite depuis 2012, simplement parce qu'on distribue des livres à des élèves du primaire, alors que d'une part, ces livres sont distribués, pour la plupart, en pleine année scolaire, obligeant les parents d'élèves à les acheter déjà à la rentrée et alors que d'autre part, on n'a pas doté de nombreux établissements scolaires de mobiliers et matériels adéquats, obligeant les Coges à lever des cotisations discriminées. On ne peut pas continuer à dire d'un côté que l'école est obligatoire de 6 à 16 ans depuis 2015 (c'était une promesse de campagne en 2010) et continuer à fermer les yeux sur les frais d'inscription excessifs dans les établissements privés dans lesquels les élèves de 10 à 16 ans sont orientés par l'Etat, après l'étape du CM2. Enfin, on ne peut pas continuer à parler de transparence, quand le parent d'élève et d'étudiant est totalement perdu entre ce petit système d'inscription digitale (en ligne), puis d'inscription physique dans les écoles et universités dans lesquelles un élève ou un étudiant est affecté et enfin de droits d'examen (Bepc, Bac), alors qu'on ne sait pas très bien combien est récolté, où ça va et à quoi cela sert exactement. Je répète: le parent d'élève, donc le citoyen ivoirien, a le droit absolu de savoir parce que tout ça commence à être vraiment flou aussi bien dans sa tête que dans...son portefeuille ». A cela, il faut ajouter la publicité mensongère autour de certaines écoles à travers les chaînes de télévision et de radio et dans la presse.

Publicité mensongère sur les salles de cours, les formations dispensées et autres cadres de travail… Pourtant sur le terrain rien de tout cela. Une fois l’élève orienté, il n’a que ses yeux pour pleurer. Aujourd’hui, il est impérieux d’organiser un débat national sur cette réalité de l’école ivoirienne. Pour que les gouvernants expliquent au peuple le contenu et le sens réel de l’école gratuite. Chaude fin de matinée que celle vécue ce mercredi 13 septembre dans la commune de Cocody, dans les environs des Cités Rouge et Mermoz. Etudiants et des éléments de la police nationale se sont affrontés.  Du côté de la cité rouge, ce fut un déluge d’explosifs. S’est engagée une course poursuite entre étudiants et policiers, suivie d’une débandade générale. Plusieurs personnes ont été interpellées. Commerces, divers services et nombre d’établissements scolaires riverains ont baissé pavillon pour certains quand d’autres se sont vidés de leurs occupants. Bilan provisoire selon la Fesci, plusieurs blessés graves, des arrestations.

A.TRAORE

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